Branche d'un Poirier,
Printemps 2009
"La chaussure de verre de Cendrillon était de la pointure parfaite...
Alors pourquoi est-elle tombée en chemin ?
Sans doute pour attirer l'attention du Prince Chamant...
Je ne vois pas d'autres explications.

Quoi que je fasse, c'est une sorte de One Woman Show dans le vide.
C'est peut-être là la frustration de toute femme qui est toujours passée à côté du bonheur.
"*


[*Nana]

# Posté le jeudi 01 octobre 2009 13:08

Modifié le samedi 03 octobre 2009 12:58

Le théâtre sans vous, c'est un peu comme un rire sans joie, une larme sans tristesse...

Le théâtre sans vous, c'est un peu comme un rire sans joie, une larme sans tristesse...
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# Posté le mercredi 23 septembre 2009 12:56

Modifié le mardi 29 septembre 2009 10:45

Don't give in without a fight...*

Don't give in without a fight...*



Le banc est froid. Si froid qu'il me paraît encore plus dur.
Derrière le haut toit du lycée, le ciel s'obscurcie. Des tâches de gris foncé s'élargissent, recouvrant peu à peu les rares percées de lumière. Bientôt, il sera si uniforme qu'il apparaîtra comme un voile épais au-dessus de la cour, nous enfermant à jamais entre les murs de pierres mat.
Autour de moi, on s'agite. Les bruits de pas sur l'alphate foncé, les rires, les cris... Chaque son s'écrase sur la pierre, résonnant à travers la cour close.
Mais tout cela est bien loin de moi. Mon esprit est ailleurs. Il cherche une nouvelle échappatoire, celle du ciel étant désormais abandonnée. Il m'aurait pourtant été agréable de m'envoler vers les nuages, de passer au-dessus de toutes ces personnes, de leur faire au revoir de la main, sachant que je ne reviendrais pas. Fuir loin de cette agitation... Retourner là-bas.

Là-bas.



*N'abandonne pas sans te battre

# Posté le jeudi 17 septembre 2009 12:38

Et puis, on verra bien de quoi l'avenir est fait...

Et puis, on verra bien de quoi l'avenir est fait...

<<-Quelqu'un peut aller chercher une chaise ?
Contente de pouvoir me rendre utile, je me suis élancée vers la niche où étaient habituellement entreposé les accessoires. Pourtant, l'espace était vide. J'ai alors poursuivi vers les coulisses. Monté les quelques marches. Poussé la porte.

Rien n'avait changé.
Peut-être était-elle un peu plus encombrée ?
La chaise de Milady, celle en cuire brun, était toujours à sa place, accompagnée de sa jumelle. Le petit tabouret noir aussi.
L'imposante table de Richelieu occupait le centre de la petite pièce, jonchée d'un tas d'objets que j'avais du mal à identifier dans la pénombre.
Je n'osais pas allumer la lumière, de peur de voir la porte derrière laquelle j'avais patienté de longues scènes, le trac au ventre, ou le trône de velour du Roi, monté sur ses roulettes. De voir la latte grincente près de la seconde porte, menant à la loge. Et d'appercevoir, par l'embrasure de cette porte, le canapé de velour où j'avais posé ma robe noir. Le caddis où nos affaire avaient été entreposées. Le miroir déformant devant lequel on s'était coiffées. Et peut être même, si j'avais détaillé, aurais-je trouvé un bout de mon ruban rouge, ou bien le chapeau de De Winter. Ou, pire encore, mon poignard remplit de son liquide sang..

Mais je n'ai pas allumé la lumière.
J'ai pris une chaise, et je suis sortie, ignorant la boule qui me tordait le ventre.>>

# Posté le mercredi 16 septembre 2009 12:51