Le cafard est arrivé,
Un peu à l'improviste,
Un peu droit et triste,
Dans ses bottes haut-chaussées.
Il a commencé à grimper,
Jusqu'à atteindre mes yeux.
Un nuage est passé,
Les larmes sont arrivées,
Deux par deux.
C'était pourtant une belle vue qui s'offrait à moi.
Plutot chaude et ensoleillée.
Elle n'avait rien avoir avec ce gris, ce froid,
Qui tout à coup m'a enveloppée.
Ce qui me réjouissait avant le moins,
Est maintenant ce qui me manque le plus.
J'ai envie de repartir, très très loin,
De faire marche arrière jusqu'à l'arrêt de bus.
Mais le pire, le pire, c'est que je ne suis sûre de rien.
Même pas de vous revoir,
Même plus un peu d'espoir...
Le pire, le pire, c'est que je ne suis sûre de rien.
Pourquoi ne puis-je pas partir avec vous ? Ca a l'air cool, la Thaïlande. Et toi ? Ca te branche pas la corse ? Dites, les filles, faut acheter une baraque à Carnac. J'crois qu'c'est la seule façon...
J'veux retrouver mon costume de Milady, les intrigues et les ferrets ! J'veux revoir la Reine et Buckingam s'engueuler, l'autre abruti au chapeau pété, le méchant à la cape noire et rouge, le ptit vieux et sa jeune femme, le valeureux (?) D'Artagnan et ses nombreuses conquête. Les trois sois-disant Mousquetaires qui passent leur temps à se battre illégalement, sous la tutelle bienveillante de leur Roi un peu con.
J'veux retrouver l'odeur de l'écurie, qu'on nettoyait tous les jours. Ce gentil LouLou et l'autre casse couille. ^.^
Et pis tout l'reste. Vous. Eux. Le parc près de la vilaine, la carrière du château, le thabor. Le bus. Pourtant, chu pas loin ! Mais c'est pas pareil...
A la limite, l'eau turquoise ne me tente plus tant que ça. J'serais bien restée à Belle Île, tant que VOUS étiez là. (l)
Table, Loc de Barcelone, avril 2009